60 estampes japonaises érotiques (Shunga)

Voir le texte : « L’estampe érotique : édifier et amuser » (ci-dessous).

Caractéristiques de l’objet :

  • Ce sont des reproductions en fac-similé.
  • 20 estampes sont rehaussées en couleur à la main.
  • Format in-folio
  • Éditeur Tchou
  • Date d’édition : 1961
  • Cercle du livre précieux dirigé par Claude Tchou
  • Commentaires de Marianne Densmore (expert)
  • Dans un coffret recouvert de soie

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Estampes japonaise érotique ou shunga, rehaussée en couleur à la main
Estampes japonaise érotique ou shunga
Estampes japonaise érotique ou shunga
Estampes japonaise érotique ou shunga
1ère page du livret
Couverture du coffret

L’estampe érotique : édifier et amuser

Le nom donné en japonais aux estampes érotiques est  » shunga  » qui signifie  » images de printemps « .
L’estampe érotique apparait dans la première partie de l’époque Edo vers la fin du 17ème siècle. Cette période est marquée par le peuplement de Tokyo par une population de marchands et artisans aisée et avide de plaisirs. Acheter des estampes érotiques est une activité complémentaire aux visites dans le quartier des « maisons vertes », le Yoshiwara. On leur prête aussi un rôle formateur.
Le genre se développe vite et devient très rentable. Les plus grands artistes tels Moronobu, Harunobu, Kiyonaga, Shunsho, Utamaro ou Hokusai, publient leurs recueils mais évitent de les signer. A Edo, les hommes n’éprouvent aucun sentiment de culpabilité vis-à-vis du sexe car la notion de péché n’existe pas. Pourtant ces estampes sont interdites à la vente. Toutefois elles circulent sous le manteau avec une grande tolérance.
Un autre des noms donnés aux estampes érotiques est  » Warai-e  » ou  » images pour rire « .
Il est en fait peu probable que le but ultime des estampes érotiques soit de provoquer l’excitation sexuelle car l’humour est constamment présent dans ces images. L’intention ludique apparait particulièrement dans la représentation des sexes surdimensionnés. En effet, le recours à la disproportion est un des ressorts classiques du dessin humoristique japonais.

Vers la fin du 19ème siècle, l’estampe classique Ukiyo-e représentant des courtisanes et des comédiens du théâtre kabuki tombe en désuétude. Le goût des japonais pour les arts occidentaux et le développement d’autres moyens de production de masse comme la photo et la lithographie vont la faire basculer dans l’oubli. Mais cette époque reste encore un âge d’or pour l’estampe érotique.

Commentaire d’ArtMemo
Achat-vente d’estampes japonaises
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