Une estampe japonaise signée de Kuniaki (EJ-06)

Objet documenté et évalué.
Le contributeur donne aussi un truc d’expert pour reconnaître une estampe japonaise originale.

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Dans un e-mail, rappelez, s’il vous plait, le n° de référence de l’objet : EJ-06

Une estampe japonaise de Kuniaki

Cette estampe a été documentée et évaluée :

C’est une estampe japonaise originale de KUNIAKI (1835 – 1888)
Son nom de famille : Utagawa
Date du tirage : entre 1865 et 1875
Signature (dans le grand cartouche rectangulaire) : Kuniaki hitsu (du pinceau de Kuniaki)

Le nom de naissance de cet artiste n’est pas kuniaki Utagawa.
Cet artiste a pris un prénom formé à partir du nom de son maitre Kunisada, comme c’est l’usage chez les artistes de l’école Utagawa. Son nom de famille lui a été attribué par l’école Utagawa à laquelle il appartient.
Les artistes de l’estampe japonaise utilisent leur prénom comme nom d’artiste.

Cette estampe est une estampe originale.

L’examen d’une estampe permet de déterminer, en théorie et parfois avec quelques hésitations, s’il s’agit d’une estampe originale ou d’une réédition avec des bois regravés postérieurement à la mort de l’artiste. A partir d’une photographie, il est beaucoup plus difficile de le savoir.
Pourtant dans le cas de cette estampe, nous pouvons affirmer qu’elle est originale.
En effet, cet artiste n’appartient pas à la liste courte des artistes dont on a réédité les estampes.
La réédition d’estampes a débuté dans les années 1880 pour satisfaire la demande des occidentaux. Mais les éditeurs se sont concentrés sur les artistes dont les collectionneurs européens (surtout les français) raffolaient : Utamaro, Hiroshige et Hokusai.

Datation de l’estampe entre 1865 et 1875
On peut dater plus précisément cette estampe, à l’année et au mois près, grâce au cachet de censure, le petit cachet rond près du bord droit.
Mais il est peu lisible car la présence de la vitre génère un flou, même si la photo est de bonne qualité. Donc la datation sera donnée dans une fourchette de 10 ans.

Voir des informations sur les sceaux de censure dans la fiche de l’estampe EJ-01.

Editeur (sceau dans le petit cachet rectangulaire) : Yamaguchi-ya Tôbei

Evaluation : 110€ – 130 €
Le prix est estimé pour l’achat de cette estampe nue (non encadrée) achetée sur un site de vente d’estampes japonaises sur Internet.

Le prix d’un tel objet chez un antiquaire
Il est possible qu’on vous propose chez un antiquaire un objet similaire, c’est-à-dire une estampe japonaise encadrée d’un artiste moins célèbre que le trio des stars de l’estampe (Utamaro, Hokusai, Hiroshige).
Les estampes de ces 3 artistes sont dans une gamme de prix beaucoup plus élevée.
Chez un antiquaire, une estampe encadrée d’un artiste moins célèbre mais talentueux tel Kuniaki, sera plutôt proposée au prix, tout à fait raisonnable vu le lieu d’achat, de 200 € – 300 €.

Truc d’expert : Dans l’estampe japonaise, le pigment vert exposé trop longtemps à la lumière devient bleu.

C’est problématique mais permet d’attester qu’il s’agit d’une estampe originale.

Encadrer une œuvre graphique fait baisser sa valeur.
Une estampe encadrée a été exposée et a donc été altérée par la lumière.
Dans le cas de cette estampe, l’herbe sous les pieds des jeunes femmes est bleue.
Ce n’est pas sa couleur d’origine. Sur une estampe japonaise, le pigment vert vire au bleu avec le temps et le contact avec la lumière.
C’est aussi un signe qui indique qu’elle est véritablement ancienne et qui concoure ainsi à déterminer qu’il s’agit d’un original plutôt qu’une réédition.

Mais c’est un point de vue à nuancer.
Pourtant, si vous possédez une œuvre de moins de 500 €-1000 € (ce montant dépend en fait de chacun), n’hésitez pas à vivre avec elle en l’exposant sur votre mur.

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