Estampes japonaises – Mission n°3

Votre mission n°3 – Lever les doutes de Monsieur Kijima au sujet d’un courtier en arts asiatiques.

Cette mission appartient au Jeu « L’expert, c’est vous ». Voir la règle du jeu.
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Serez-vous expert en estampes japonaises ?

Description de la mission :

Monsieur Kijima, le marchand d’estampes japonaises fait appel à vous car il a des doutes à lever.
Il a été contacté par Monsieur D. qui se prétend courtier en arts asiatiques. Cette personne vient de lui proposer d’acheter un lot d’estampes japonaises qu’un de ses clients veut vendre.
Avant de voir le lot et d’en estimer chaque pièce, ce qui prend du temps, il veut cerner la personnalité de Monsieur D. Il voudrait surtout vérifier son niveau d’expertise en estampes japonaises.
Monsieur Kijima fait appel à vous.
Vous êtes chargé d’interroger Monsieur D. et de juger s’il semble être celui qu’il prétend être.
Vous devez lui poser 6 questions sur les estampes japonaises et établir un rapport sur le courtier au vue de ses réponses.

Avant de rencontrer Monsieur D, vous pouvez éventuellement consulter quelques pages de documentation sur internet pour rafraîchir vos connaissances.
Voici quelques articles que vous pouvez lire, sur le site ArtMemo qui propose beaucoup de documentation sur l’estampe :
Eléments pour comprendre l’estampe japonaise Ukiyo-e
Histoire brève de l’estampe japonaise de l’Ukiyo-e au Shin hanga du 17ème au 20ème siècle
Histoire détaillée de l’estampe japonaise du 17ème au 20ème siècle

Accomplir cette mission, vous permettra d’obtenir un badge.
Après avoir obtenu également les badges des Missions n°1 et n°2, le Niveau « Connaisseur en estampes japonaises » vous sera attribué automatiquement.

Vous rendez donc visite à Monsieur D. le courtier à son bureau. Vous faites semblant d’être novice sur le sujet et vous lui posez les questions suivantes :

1 Pouvez-vous m’expliquer comment on réalise une estampe japonaise ?

2 Mais qui fait ce travail de gravure des bois et d’impression des estampes ?

3 Quel est le support sur lequel les estampes japonaises sont imprimées ?

4 Si les estampes sont des multiples comme les lithographies ou les photographies, est-ce qu’il y a des estampes qui sont originales et d’autres qui ne le sont pas ?

5 J’ai entendu dire que les estampes qui sont des multiples issus d’une même matrice n’étaient pas numérotées. C’est vrai ?

6 Est-ce que les estampes ont été imprimées en nombre illimité ?

Voici les réponses de Monsieur K.
A-t-il raison ? En savez-vous plus que lui ?
Vous devez déterminer s’il a raison ou tort en cochant la bonne case.
De toute façon, la réponse correcte vous est fournie dès que vous aurez cocher une case.

#1. Pour réaliser une estampe, on grave des planches de bois d'après le dessin de l'artiste. On les encre puis on applique le papier dessus.On presse très fort pour que l'encre pénètre le papier.

C’est vrai ! On grave une planche de bois par couleur et une pour le trait de contour qui sera noir le plus souvent. Chaque planche reproduit une partie du dessin en fonction de sa couleur.

Le dessin de l’artiste est détruit par le processus de gravure.

#2. C'est l'artiste qui grave les bois et imprime les estampes.

Monsieur K. se trompe ! L’artiste ne fait que le dessin. Un artisan graveur grave les planches de bois. Un artisan imprimeur effectue l’impression.
C’est à lui qu’on doit la subtilité des couleurs. La qualité des dégradés fait parfois la différence entre une série de tirages et une autre si l’imprimeur est moins inspiré ou si on a changé d’imprimeur.

#3. L'impression des estampes est faite sur du papier végétal appelé Washi.

C’est vrai ! Washi est le nom générique qui désigne le papier végétal au Japon.

Pour bluffer William D. votre recruteur, dites-lui que le papier des estampes est de type hôsho, utilisé depuis le 17ème siècle pour le tirage des estampes car blanc et opaque. Il est confectionné à base de fibres d’arbustes du mûrier à papier, le kizuki (nom japonais du Broussonetia papyrifera). 

#4. On dit qu'une estampe est originale quand les tirages ont été effectués à une période très proche de la première gravure des bois.

C’est vrai ! On appelle « réédition » le retirage d’une estampe avec des bois regravés « un certain temps après » la première édition dite originale.
Une estampe rééditée n’est donc pas une estampe originale.

#5. Numéroter des œuvres multiples est une tradition occidentale donc les japonais ne numérotent jamais pas les estampes.

Monsieur K a globalement raison. Les japonais étaient indifférents au fait de signaler qu’une œuvre était originale. Donc inscrire un numéro sur une estampe n’avait pas de sens.
De plus, les estampes n’étaient pas considérées comme des œuvres d’art contrairement à la peinture.
Par contre au XXème siècle, les artistes japonais qui voulaient vendre leurs estampes en occident ont commencé à les numéroter et à faire des séries limitées. Ils savaient que pour les occidentaux la numérotation étaient un plus.

#6. Le nombre de tirages d'une estampe est toujours illimité.

Monsieur K. a tort ! Il y a une limite à l’édition. Les éditeurs arrêtaient l’édition d’une estampe quand elle n’avait plus de succès.
Quand le relief de l’un des bois portant le motif d’une couleur commençait à être usé, la planche était regravée et l’impression pouvait continuer.

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Vous avez réussi la Mission n°3.
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En collectant le badge des missions 1 et 2 (à venir), vous obtiendrez automatiquement le niveau « Connaisseur en estampes japonaises ».

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